Cette fois-ci, nous étudions l’œuvre, sortie de ses caisses, de nouveau implémentée. Quelles sont les nuances de cette existence, en fonctions des espaces et des conditions de monstrations dans lesquels elles vivent, avec ou sans spectateurs, dans un musée, ou ailleurs, etc ?
La condition de visibilité particulière imposée par la vitrine des Barreaux (Le Chassis) nous permet de proposer une mise en application, où l’installation se joue en trois temps : la recherche, l’analyse et la restitution des formes qui en émanent.
Il s’agit de positionner un regard à travers le temps et les manières de faire. Le mural, dont le dispositif est largement emprunt au cabinet d’amateur, cabinet de curiosité, faisant également écho aux compositions Warburgienne ou aux chapitres-images de John Berger dans son livre « The ways of seeing ». Ce mur iconographique apparait comme une table de recherche, englobant et regardant l’installation au centre de la pièce. Là, une sculpture imprimée produite lors de la première version du projet, se veut exister dans son nouvel environnement : reprenant le champs lexical formel de la régie et des stocks, c’est une sorte d’atelier de restauration revisité qui est mis en place. À travers l’oeil de la loupe, la projection d’un détail du cylindre révèle ses failles et aspérités. Cet ensemble fonctionne comme l'interstice entre deux propositions plastiques, et fait état d’une recherche en cours.